Le village de La Grande Paroisse est situé au sud de la Région Ile-de-France dans le département de la Seine et Marne, à 4.5 km de la ville de Montereau-Fault -Yonne, à une altitude d’environ 112 mètres, pour une superficie de 29 km².
Au 1er janvier 2022 sa population regroupait 2 805 âmes.
C’est une petite commune de France très étendue, agrémentée de multiples hameaux, ses constructions s’étageant principalement sur le coteau qui borde la rive droite de la Seine et surplombe avec merveille toute la vallée.
La Grande Paroisse connaît une particularité, celle de s’afficher également sur la rive gauche de la Seine.
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HISTOIRE ET PATRIMOINE

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Il y a 14 000 ans, La Grande Paroisse était déjà connue bien avant son existence par nos ancêtres de la fin de l’ère paléolithique. En effet, les fouilles réalisées dans les années 1964 par le très célèbre professeur à la Sorbonne et au collège de France, M. André LEROI-GOHAN, attestent la présence dès la Préhistoire, d’ancêtres magdaléniens, chasseurs de rennes, venus poser leur campement sur notre site de Pincevent, mondialement connu de tous les chercheurs et passionnés d’archéologie préhistorique.

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Vers l’an 545, dès la première dynastie des rois francs, cette commune fut la villa favorite des leudes mérovingiens et prit le nom de Villam Cellas, puis devint tout simplement Cellae, puis Altare de Cellisel, en l’honneur de Saint-Germain. Le village s'appelle alors Celles ou Cellette, terme issu du latin « Cella » qui signifiait ermitage ou petit monastère, par suite de groupements d’ermites de l’époque Carolingienne.
Childebert Ier, fils de CLOVIS fréquente régulièrement le hameau de Tavers. Il offrira d’ailleurs en l’an 531 notre belle et célèbre église St Germain, appréciée pour sa construction romane et sa sobriété, à l’évêque du même nom à la suite d’une grave maladie dont celui-ci l’aurait guéri par ses prières..

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Le VIIe siècle est le siècle de l'implantation de nombreux monastères dans notre région. Ce fut une ère de prospérité qui marqua la renaissance carolingienne : un sarcophage en pierre gravé d’arêtes de poissons, classé monument historique par arrêté du 27 octobre 1955, et déposé dans l’église de La Grande Paroisse est un de ces précieux témoignages que l’art monastique sut atteindre aux âges dits « barbares ».

Vers le XIIe siècle, par la suite, avec les invasions normandes, nos bords de Seine seront rudement éprouvés. Une renaissance cependant pour notre village dès le XIIe siècle lorsque le célèbre ordre hospitalier des chevaliers de Saint-Jean, prieurs de Malte et prêtres soldats, décident d’installer pour les croisés de retour de Palestine atteints de la lèpre, la maladrerie de Champigny, Champigny-l'Hôpitaux, ainsi l’appelait-on. Le village est alors nommé Rubrette, la Grande Paroisse, regroupé principalement autour de l'église et doté de nombreux moulins et fermes comme celles de Chauchien, de Champigny ou de Froide-Fontaine.

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Au XVIIIème siècle, sur notre territoire a eu lieu également la première rencontre entre Louis XV et Marie LECKZINSKA, princesse polonaise, fille du roi STANISLAS et future reine de France, le 4 septembre 1725. Une colonne de marbre rouge appelée l’Obélisque de la Reine, toujours présente est élevée à cet endroit précis pour commémorer l'événement. François Pierre MAUDUYT fut le premier maire de la commune de La Grande Paroisse. Député à la Convention nationale, il vota « pour la mort » de LOUIS XVI.

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Sous Napoléon 1er, notre cimetière accueille la sépulture de Claudie Elie Montain HOREAU, qui n’est autre que le médecin particulier de l'impératrice Joséphine et de l'empereur.

En 1912, c’est dans la vallée des sept moulins qui a été longtemps la séparation entre la France et la Champagne, que se réfugia pendant plusieurs jours, après le coup contre une banque parisienne et avant d'aller se faire prématurément exécuter dans la banlieue de Paris, le chef de bande à Bonnot. (Au Moulin de l’église)
 
Au fil des siècles, la vie mène peu à peu bon train dans le village car la vigne excelle sur les côteaux et chacun y vit de ses produits. Il se développe, évolue et passe d'une économie essentiellement agricole et viticole à l'agriculture intensive ainsi qu’à l'industrie. Dans les années 1960, l'Union Nationale de Coopératives agricoles de céréales inaugure le plus grand silo d'Europe et EDF termine la centrale la plus puissante de France, aujourd’hui déconstruite.